Le groupe surréaliste des années 1920

 

 

En 1920, trois jeunes Français, André Breton, Louis Aragon et Philippe Soupault, fondent la revue Littérature dans la mouvance de Dada, mouvement né pendant la Première Guerre mondiale à Zurich en réaction aux horreurs de la guerre. Mais bientôt, Breton, Aragon et Soupault, frustrés par le manque de vision de Dada, rejoints par leur ami Paul Éluard, décident de fonder leur propre mouvement, le surréalisme.

 

André Breton

Dans le premier Manifeste du surréalisme paru en 1924, apparaît la définition suivante:

SURRÉALISME, n.m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale.

Enc. Philos. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie.

Ont fait acte de SURRÉALISME ABSOLU MM. Aragon, Baron, Boiffard, Breton, Carrive, Crevel, Delteil, Desnos, Éluard, Gérard, Limbour, Malkine, Morise, Naville, Noll, Péret, Picon, Soupault, Vitrac.

Le surréalisme verra également dans ses rangs pendant les années 1920, Antonin Artaud, Michel Leiris, André Masson, Jacques Prévert, Raymond Queneau, pour n'en nommer que quelques uns. Il aura également des liens solides avec des artistes comme Man Ray, Marcel Duchamp ou encore Picasso.

Les surréalistes exprimaient leurs idées principalement par la poésie mais aussi par la peinture et le cinéma. Des manifestations étaient également organisées, des pamphlets et des lettres ouvertes rédigés pour exprimer leurs idées et leurs opinions politiques.

Le 16, rue Jacques-Callot à Paris où se trouvait la Galerie surréaliste Le 15, rue Grenelle à Paris où se trouvait le Bureau de recherches surréalistes

Robert Desnos se fera principalement remarquer au sein du groupe par son apport aux expériences de sommeil hypnotique dont naîtra les aphorismes de Rrose Sélavy. Breton dira de lui qu'il était probablement celui qui s'était le plus approché de la vérité surréaliste. On disait aussi de Desnos qu'il parlait surréaliste à volonté. "Le surréalisme est à l'ordre du jour et Desnos est son prophète" (Breton, Le Journal Littéraire, 5 juillet 1924).

Desnos sera exlu du mouvement surréaliste en 1930. Il participera alors à la rédaction d'un pamphlet contre Breton auquel participeront également Leiris, Prévert, Baron et Vitrac. Cependant, le surréalisme aura d'autres adeptes et restera un mouvement intellectuel et artistique reconnu jusqu'à la mort de Breton en 1966.

L'emplacement du 42, rue Fontaine à Paris aujourd'hui où ont eu lieu les expériences de sommeil hypnotique. André Breton habita à cette adresse montmartroise jusqu'à sa mort en 1966.


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